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Décagone : dans l’atelier de Sarah, Louise et Alexandra

Décagone est le nouvel atelier-concept store rémois présentant les collections des créatrices Louise Religieux, Atonis Jewelry et la Print Station.

Décagone c’est le nouveau concept store-atelier de la rue du Barbâtre que tous les rémois branchés attendaient avec impatience. A l’origine de ce projet un peu fou, trois jeunes et charmantes créatrices rémoises : Sarah, Louise et Alexandra.
Décagone c’est avant tout une histoire de passion et de rencontres. Passion du savoir-faire, de l’artisanat et du made in France. Rencontre des trois créatrices bien évidemment mais également découvertes de talentueux créateurs aux quatre coins de la France.

Au départ, Sarah, Louise et Alexandra cherchaient un lieu de travail où chacune pourrait installer son atelier, à l’image d’un espace de co-working artisanal où elles pourraient collaborer, partager leurs savoir-faire et échanger. Le projet a pris une autre ampleur lorsqu’elles ont trouvé cet espace qui leur a permis de développer une boutique associative. Elles y exposent leurs créations aux côtés de celles d’autres artisans français.

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Pourquoi Décagone ? Cette forme géométrique à dix côtés, symbolise les différents savoir-faire que l’on peut retrouver dans la boutique. Sur leur logo, vous pouvez également apercevoir un triangle au milieu du polygone, symbolisant les trois créatrices-fondatrices. Rien n’est laissé au hasard et on retrouve ce même souci du détail dans la boutique dont la mise en scène est impeccable et met bien en valeur les créations.

Les trois amies sont ravies de s’être installées dans ce quartier, la rue du Barbâtre ayant un long passé artisanal. Louise nous rappelle d’ailleurs que le quartier Saint Remi était un quartier un peu bohème, une cour des miracles, où Victor Hugo aurait rencontré une jeune gitane qui lui inspira le personnage d’Esméralda. Elles ont été très bien accueillies dans le quartier et apprécient son renouveau (en citant par exemple Ma boîte à beauté et le studio photo Diependalle situés juste en face de leur boutique). Nul doute qu’avec Décagone, et leurs différents événements, les rémois auront envie de (re)découvrir le haut de la rue du Barbâtre, un quartier déjà prisé par les touristes qui partent à la découverte des maisons de champagne.

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Louise – Louise Religieux


Louise c’est la styliste de la bande. Elle propose une collection de vêtements très féminins, à la fois intemporels et modernes. Moulage sur mannequin, patronage, prototypes et fabrication, tout est réalisé dans l’atelier rémois par ses petites mains. Très sensible à la mode éthique, ses vêtements sont crées à partir de textiles de fin de collection ou d’invendus de maisons haute couture pour optimiser la matière et lui donner une seconde vie.

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Quel est ton parcours ?

Après un bac littéraire, je me suis inscrite à la fac d’histoire car c’était ma passion. Mais je me suis rapidement rendue compte que cela n’était pas fait pour moi. J’ai toujours aimé dessiner et ai appris à coudre avec ma maman. Toute petite déjà, je fabriquais des vêtements pour mes poupées, puis mes propres vêtements mais j’ai été assez rapidement bloquée par la technique. Donc j’ai décidé de me réorienter vers un bac STI Arts Appliqués puis j’ai intégré le Studio Berçot à Paris. Dans cette école de stylisme, j’ai développé ma technique, ai appris à travailler la matière et ai été initiée à différentes techniques comme le tricot, le tissage, la sérigraphie… J’ai réalisé deux stages, le premier chez Sakina M’Sa, une créatrice comorienne, pionnière dans la mode ethnique puis chez Moon Young Hee, une créatrice coréenne, chez qui j’ai approfondi ma technique du patronage. Mais comme il fallait bien manger, j’ai été embauché en tant que vendeuse-retoucheuse dans une boutique de robes de mariées, ce qui m’a permis de me former aux techniques commerciales. Puis, j’ai commencé à explorer un peu, à élaborer des modèles, à évaluer mon temps de travail, et je me suis lancée !

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C’est quoi le style Louise Religieux ?  A quel type de femmes est-il destiné ?

C’est un style à la fois chic et sportswear car j’ai envie que mes vêtements soient confortables. C’est plutôt épuré et graphique, avec un travail sur les associations de matières. La femme Louise Religieux est une trentenaire qui s’assume, une femme à la fois rêveuse et dynamique.

Quelle est ta pièce préférée ?

La robe Antigone, en référence à la pièce que j’aime beaucoup, c’est une robe féminine mais avec un esprit combattant. Elle exprime également une certaine fragilité, une blessure grâce au travail d’empiècement sur la poitrine. La robe a été déclinée en top également et sera présentée dans de nouvelles couleurs pour la collection printemps-été.

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Quelles sont tes inspirations ?

Je suis sensible à des associations de couleurs que l’on peut retrouver dans notre quotidien ou dans la nature. Le street art m’inspire également beaucoup. En termes de créateurs, je citerais Hussein Chalayan pour ses vêtements modulables, ses créations à la fois graphiques et poétiques, Issey Miyake pour son travail de la matière et bien évidemment Jean-Paul Gaultier qui a amené tellement de nouvelles choses dans la mode française tout en sublimant les formes féminines.

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Sarah – Atonis Jewelry


Lorsqu’on entre chez Décagone, on ne s’attend pas à trouver un véritable atelier de bijouterie-joaillerie dans l’arrière-boutique. Et pourtant, Sarah y conçoit et y fabrique toutes ses créations. Malgré leur look moderne, les bijoux Atonis sont le fruit d’un savoir-faire artisanal exigeant.

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Quel est ton parcours ?

Amatrice d’arts et d’histoire depuis mon plus jeune âge, j’ai découvert l’univers de la bijouterie quand j’avais 15 ans lors d’un voyage en Égypte, le pays d’origine de mon père. Égyptologue de profession, il m’a transmis sa passion pour l’Antiquité.
Après un BAC de gestion j’ai passé plusieurs concours d’entrée dans différentes écoles de bijouterie. J’ai finalement été admise à l’Institut de Bijouterie de Saumur, l’une des plus reconnus de France. J’ai commencé par un CAP Arts et Techniques de la Bijouterie-Joaillerie à temps plein, puis j’ai poursuivi avec un cursus d’apprentissage dans différentes maisons de joaillerie françaises (de grands noms mais aussi de petits artisans). Par la suite, j’ai travaillé quelques mois en tant que salariée mais l’envie de m’épanouir dans mes propres créations étant trop forte, je me suis vite tournée vers l’entrepreunariat et la création d’Atonis en avril 2015.

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Comment décrirais tu le style Atonis ?

Sobre, épuré, moderne mais avec un réel esprit antique.

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Quelle étape de la fabrication d’un bijou te plaît le plus ?

La première étape, celle de la création entre la recherche de pierres, les dessins, les maquettes… Ce que je décrirais comme l’émergence du bijou.

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Alexandra – La Print Station


Alexandra pratique la sérigraphie, une technique qui permet d’imprimer, à l’aide d’un pochoir, une image ou un motif en utilisant un écran entre l’encre et le support. Elle fourmille de projets, développe actuellement les graphismes de sa nouvelle gamme d’accessoires et collabore avec Louise pour les imprimés de sa collection.

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Pourquoi la sérigraphie ?

Une fois qu’on a révélé son premier cadre, qu’on a réalisé son premier tirage, on ne peut plus s’en passer ! J’aime cette technique pour sa précision et pour la liberté qu’elle offre, on peut créer un objet en toute autonomie de sa conception à sa réalisation. On peut sérigraphier à peu près tout, c’est magique : du papier, du tissu, du bois, du cuir… même des crêpes !

Pour la petite histoire, les origines de cette technique restent mystérieuses, civilisation précolombienne, Egypte ou Chine ? Elle est  introduite en Europe vers 1900 pour l’impression sur soie et fut adoptée par les artistes Pop Art comme puis par les artistes activistes des années 70 et dans la subculture des années 90. Elle est l’une des techniques d’impression les plus populaires et accessibles, et de nombreux graphistes et designers l’utilisent pour être totalement autonomes dans leur création.

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Quel est ton parcours ?

J’ai étudié les arts appliqués, le design d’espace et la scénographie entre Paris (ESAA Duperré), Lisbonne (IADE) et Lyon (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre). Après plusieurs expériences professionnelles en décor de théâtre et en architecture d’intérieure, j’ai crée mon entreprise sur Lyon en 2009, puis en 2015 l’arrivée d’un bébé m’a fait revenir dans ma région d’origine. Je me suis alors lancée dans cette nouvelle aventure : La Print Station puis dans ce beau projet commun qu’est Décagone.

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Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Je suis une boulimique d’images en tout genre. Je m’inspire beaucoup des motifs traditionnels d’Orient et d’Extrême-Orient, mais également de la géométrie de la nature, ses couleurs et ses matières. Je garde également toujours un oeil sur les tendances de la mode et de la décoration.

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Mille mercis … pour cette interview.

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Article rédigé par Marie-José
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Article rédigé par Pauline

Crédits Photos : Sacrées Blogueuses

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