Un instant de télévision délicieusement spontané, porté par une taquinerie qui tombe juste : sur le plateau de W9, l’émission télé On connaît la chanson s’annonce comme un rendez-vous feel-good, entre mémoire musicale et humour bienveillant. Aux manettes, Laurence Boccolini orchestre une première salve dédiée aux années 1990, mardi 19 mai à 21h15, avec douze personnalités prêtes à jouer le jeu. Dans un extrait diffusé par la chaîne, un quiproquo illumine le plateau : à l’écoute de Rio Grande, morceau iconique d’Eddy Mitchell, une invité lâche un “Au ciel !” avant d’être instantanément recadrée avec sourire. Résultat : éclats de rire partagés, gêne évacuée, et cette interaction complice qui fait la signature d’un divertissement réussi.
Ce lancement a des allures de renaissance pour l’animatrice, arrivée chez W9 après son départ de France Télévisions, six mois plus tôt, et le lancement de son podcast Sillage, les parfums d’une vie. Produite par Cyril Hanouna, elle revient à ce qu’elle fait de mieux : tendre un fil entre générations, convoquer nos souvenirs “90’s” et réenchanter le prime par un rire franc, sans cynisme. Pour le spectateur, c’est l’occasion de se créer un petit rituel du mardi soir, comme un cocon intérieur à partager : on coupe les notifications, on se réapproprie son temps, on se laisse surprendre par ces instants précieux où la musique rallume la mémoire et fédère, tout simplement.
Eddy Mitchell taquiné en plein jeu sur W9 : quand le rire crée le lien sur le plateau
Le jeu “Au ciel ou toujours en forme ?” donne le ton : une mécanique simple, une pointe de pression, et la place laissée au spontané. Quand résonne Rio Grande d’Eddy Mitchell, l’intervention de Nawarra — un “Au ciel !” lancé sans réfléchir — surprend puis déclenche un beau moment d’humour collectif. Laurence Boccolini rectifie avec élégance, garde le cap, et transforme la gaffe en ressource comique. Ce n’est pas de la moquerie, c’est une vraie taquinerie, celle qui soude un groupe et libère les sourires. En 2026, où la télé en direct cherche l’authenticité, cette fraîcheur est un atout maître.
Laurence Boccolini, chef d’orchestre d’une émission télé 90’s feel-good
Après avoir quitté France Télévisions, l’animatrice a renoué avec son ADN de maîtresse de cérémonie grâce à son podcast Sillage, les parfums d’une vie et au soutien de Cyril Hanouna, qui la produit désormais sur W9. Le retour à un grand jeu musical, dix ans après “Le Grand Blind Test” sur TF1, tombe à pic : une décennie sépare ces expériences, mais l’envie demeure la même, rééquilibrer son quotidien par une soirée légère, rythmée, fédératrice. Le paysage audiovisuel lui-même s’ouvre : le lancement des nouvelles chaînes de la TNT illustre ce mouvement où formats et talents circulent pour mieux rencontrer le public.
Autour de Boccolini, des profils variés — des chroniqueurs de “Tout beau, tout neuf” aux artistes de scène — créent un mélange intergénérationnel. L’équation est claire : un cadre sécurisant, des règles ludiques, et la permission de se tromper sans honte. C’est aussi la promesse d’un prime qui fait du bien, où chacun peut se reconnecter à soi… et aux autres.
La séquence partagée par W9, où l’on entend ce “Au ciel !” réflexe avant la correction souriante, illustre une ligne éditoriale simple et généreuse : on rit ensemble, jamais contre l’autre. Une grammaire télé qui, décidément, n’a pas pris une ride.
On connaît la chanson (W9) : un divertissement 1990 qui réveille la mémoire collective
Cap sur les années 1990 pour ce premier numéro, mardi 19 mai à 21h15. Au casting, douze invités prêts à jouer avec leurs souvenirs : Malika Ménard, Gwendal Marimoutou, Keen’V, Ève Angeli, Bernard Minet, Ariane Brodier, Chicandier, Maxime Dereymez, rejoints par Jordan Deluxe, Gilles Verdez, Isabelle Morini-Bosc et Nawarra. Au programme, des tubes signés Whitney Houston, Étienne Daho, Prince… et bien sûr Eddy Mitchell. Les 90’s, c’est aussi une époque où la variété française vibrait fort — penser à la carrière de Florent Pagny suffit à sentir revenir la bande-son d’une génération.
- Le jeu qui rassure et surprend : des mécaniques accessibles (“Au ciel ou toujours en forme ?”) et des chansons phares pour débloquer la mémoire.
- Le casting passerelle : artistes, humoristes et chroniqueurs tissent le lien entre nostalgiques et curieux, pour un plaisir commun.
- Le rituel du mardi : créer chez soi un espace doux (lumière tamisée, boisson chaude), histoire de se réapproprier son temps et savourer ces instants précieux sans zapping.
Dans un paysage où certaines personnalités cultivent une présence médiatique discrète et d’autres la flamboyance, ce format choisit l’entre-deux : de la bonne humeur cadrée, respectueuse, calibrée pour rassembler.
L’interaction qui fait mouche : de la taquinerie à l’éclat de rire
Pourquoi cette séquence fonctionne-t-elle autant ? Parce qu’elle coche toutes les cases d’une interaction cathartique : un imprévu (la confusion), une correction douce (la main de Laurence Boccolini), puis une décompression collective (les éclats de rire). Chacun retrouve sa juste place, y compris l’invité qui se “plante” et ressort plus attachant. La musique, ciment émotionnel, achève de transformer l’instant en souvenir commun.
Ce style, à mi-chemin entre jeu et conversation, porte la promesse d’un rendez-vous régulier qui allège l’humeur de fin de journée. Et si la télé redevenait ce salon partagé où l’on échange, où l’on apprend, où l’on sourit sans malice ? La force d’On connaît la chanson, c’est précisément de faire exister cette bulle.
Un quiproquo, un bon mot, et l’élégance de ne pas en rajouter : c’est souvent dans ce dosage subtil que naît l’envie de revenir, semaine après semaine, pour respirer ensemble.
Journaliste spécialisée dans les questions sociétales et féminines, j’explore les dynamiques de genre et les évolutions culturelles impactant la condition des femmes. Mon parcours m’a conduite à collaborer avec divers médias engagés, où je m’efforce de donner une voix aux problématiques contemporaines et aux récits inspirants.
